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SAUTE AVANT QUE TES AILES NE SOIENT PRÊTES POUR VOLER ! (13/03/2019)

Quand j'étais enfant, j'aimais dessiner des papillons. Leurs ailes avaient différentes formes, grandes et pointues, petites et rondes ; ils étaient toujours très colorés.


A l’âge de 9 ans, je suis devenue le papillon. Mon professeur de danse a chorégraphié une pièce intitulée "Chrysalides et papillons". Mon costume était magnifique ! J'avais de grandes ailes magiques ! Et c'était noir, avec des couleurs fluos qui brillaient dans le noir !​


Puis, quelques années plus tard, je me souviens être allée au Puy du Fou, avec mon père, où les faucons libres nous offraient un ballet dans le ciel. Ils étendaient leurs ailes et volaient au-dessus du château avec leurs petits yeux perçants, et se posaient sur le gant de leur dresseur, dévorant un morceau de viande crue. J'étais fascinée.




Quand j’habitais dans mon appartement de Brooklyn, j’étais amoureuse de mes amis du matin : deux petits oiseaux qui se présentaient tous les jours dans ma cour arrière et chantaient, chantaient, chantaient jusqu'à ce qu'ils en aient la tête qui tourne. L'un avait une couleur bleue vibrante et l'autre était rouge vif. Je ne les voyais jamais voler, mais j’étais stupéfaite par leur beauté. En me rappelant de leurs chants magnifiques, je me souviens de ces mots de Maya Angelou:

«  … Mais un oiseau qui piétine

dans sa cage étroite

peut rarement voir à travers

ses barreaux de rage

ses ailes sont entravées et

ses pattes sont liées

alors il ouvre sa gorge pour chanter. »


Avez-vous déjà eu le sentiment que vos ailes étaient majestueuses ? Avez-vous déjà eu le sentiment que vos ailes étaient entravées ? Ca va, ça vient, n'est-ce pas ? Je sais ...


J'ai volé tellement de fois ! Si haut, si loin, si libre ! Et je suis tombée tant de fois, si brutalement, si douloureusement, si bas. J'ai cassé mes ailes, perdu mes plumes, brisé mes petits os. Et je les ai ramassés, recollés tous ensemble, et je me suis jetée à nouveau dans le vide, avide de recommencer, avide de me sentir libre à nouveau, avide de voler à nouveau… Et je suis tombée … encore …

Parfois, mes ailes sont puissantes et parfois, elles sont impuissantes. Mais ce sont les miennes ! J’ai la foi que mon coeur n'a pas de limite. J’ai cette confiance que mes ailes sont invincibles. J’ai ce désir ardent de m’en remettre à moi-même et de me laisser voler.


Mon coeur veut toujours voler, toujours ! Il ne cesse jamais de rêver de liberté et de bonheur.

Et pourtant, le voyage ressemble plus à un vol aux multiples escales qu'à un vol direct vers le bonheur durable et stable. Toute la beauté de la chose, c’est que nous en avons un aperçu, à chaque fois. Chaque fois que nous nous élevons, nous retrouvons ces sensations, nous nous fondons dans la douceur de ce vertige divin, nous en arrivons à oublier que nous avons mal, nous en venons à oublier que nos ailes ont été brisées, et cela nous rappelle notre grandeur intrinsèque infinie et puissante. Et nous arrivons à ressentir, ressentir au plus profond de nos tripes, de nos cœurs, à quoi ressemble la liberté ; quand il n'y a pas de pensée, pas de jugement, pas de retenue, quand il n'y a pas d'ego, pas de contrôle, pas de combat intérieur, quand il n'y a que respiration, amour, bonheur, unité, bonheur, éternité.


Je ne sais pas pour vous, mais moi, je me suis sentie plus souvent comme un oiseau en cage aux ailes entravées que comme un oiseau libre.

Ne voulons-nous pas tous avoir le cœur grand ouvert, sans crainte ni inconfort ? Ne voulons-nous pas tous vivre selon les règles de l’amour inconditionnel plus que selon les règles de notre société ? Ne voulons-nous pas tous nous libérer de cette coquille que nous nous sommes construite pour faire plaisir aux autres ?

Alors on continue, on réessaye, on y retourne …


Une chose que je commence à apprendre, c’est que la liberté, comme tout le reste, est un choix.

Tandis que j'essayais de libérer mes ailes récemment, je me suis surprise à faire tout ce qui était en mon pouvoir pour les alourdir davantage, au lieu de faire les choix qui permettraient de les détacher patiemment et prudemment, un nœud à la fois. Nous apprenons au fur et à mesure et nous faisons de notre mieux. Chaque jour, nous prenons la décision de prendre le pouvoir ou de le laisser nous contrôler.

Pouvons-nous tous nous promettre de continuer à faire de notre mieux ; continuer à prendre les mesures qui nous rapprochent de notre bonheur et non celles qui nous en éloignent ? Promis juré ! D'accord ?

Certains jours, nous nous sentirons comme mes petits oiseaux du matin, pas à voler, mais à chanter avec notre cœur. D’autres jours, nous nous retrouverons concentrés, puissants et forts comme des faucons robustes. Et puis, délicats et lumineux, nous deviendrons des papillons, et pour un instant, nous serons pleins de couleurs et libres ! Et jamais, jamais nous n'oublierons la beauté de nos ailes. Parfois, elles sont ouvertes et parfois pas, mais elles font partie de nous, fortes, somptueuses, et particulièrement magnifiques, tout comme nous. Surtout, ce sont les nôtres. Quelle chance !


Je vais vous laisser avec ces mots car ils sont avec moi depuis la première fois où je les ai lus :

« Saute avant que tes ailes ne soient prêtes pour voler ! »

… ayez confiance. Et si vos ailes vous laissent tomber, c’est seulement pour que vous puissiez apprendre une leçon et voler plus haut la prochaine fois !


Namaste!

Steph 

GUIGUENO CHANTAL( guigueno.chantal@gmail.com ) 14/3/2019 17:21:45

" Même quand l'oiseau marche, on sent qu'il a des ailes." Antoine- Marin Lemierre

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